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Guide complet sur l’année de césure à l’étranger

Passer une année de césure à l’étranger est un moyen efficace pour se créer une expérience professionnelle à l’international. C’est aussi une période idéale pour perfectionner sa connaissance d’une autre langue. Ces dernières années, bon nombre de jeunes n’ont pas hésité à réaliser ce qu’on appelle « gap year » aux États-Unis. Que ce soit après le lycée, pendant les études ou avant l’entrée dans le secteur professionnel, ils ont en effet fait ce choix. Décryptage d’une année de césure à l’étranger.

Une année de césure à l’étranger : définition

La définition de l’année de césure est encadrée depuis une circulaire datant du 22 juillet 2015. Il s’agit d’une période pendant laquelle les étudiants ont la permission de suspendre leurs parcours. Cette possibilité de mettre en pause leurs cursus universitaires leur permet de partir dans un autre pays pour y réaliser un stage en entreprise, trouver un job ou être bénévoles dans une structure. On appelle cette phase « gap year » aux États-Unis. En général, elle se déroule de six mois à un an. L’année de césure n’est pas à confondre avec une période de vacances ou une année sabbatique.

De plus, elle demande l’accord de l’établissement pour le nouveau bachelier et de l’université pour l’étudiant. Ce dernier devra faire part de ses motivations et présenter un projet pour avoir l’autorisation de son enseigne. À son arrivée en France, il se pourrait qu’on lui demande aussi un retour sur son expérience. Il rédigera alors une sorte de rapport de stage. Si l’étudiant en a la permission, il conservera son statut pendant la durée de la pause. Au contraire, l’établissement justifiera sa décision en cas de refus.

Une année de césure à l’étranger : départ

Après le lycée

Le nouveau bachelier n’est pas contraint d’enchaîner directement sur les études supérieures après le bac. Cette situation est assez fréquente chez les Allemands. Un départ après le lycée permettra aux futurs étudiants d’acquérir une première expérience internationale et de progresser en langue. L’année de césure se traduira alors comme un enrichissement au moment des candidatures auprès des écoles, au retour dans l’Hexagone.

Durant les études supérieures

Les étudiants choisissent en général de partir pour une « gap year » entre deux niveaux de diplômes différents. On le constate surtout entre la fin de la Licence et le début du Master. Cette année se présente par ailleurs comme un des meilleurs moyens de faire une pause dans ses études. C’est une expérience différente à tenter pour se recentrer sur ses projets et revenir en étant motivé. Les apprenants pourront trouver un parcours professionnel à l’étranger après trois ans d’approfondissement.

Après les études

Cette période peut également représenter un moment idéal pour partir à l’étranger avant de se lancer dans la vie active. Ce sera l’occasion de s’enrichir d’une expérience dans un autre pays pour ceux qui ont des faiblesses en langue étrangère. Autrement, elle permettra de mettre une ligne internationale sur son CV : un détail qui pourrait attiser l’attention des futurs recruteurs. C’est sans doute une opportunité unique pour apprécier des moments uniques pour le reste de sa carrière.

Une année de césure à l’étranger : avantages

Quel que soit le pays d’accueil, une année de césure à l’étranger offre divers privilèges sur le plan personnel et professionnel. Le premier atout reste sans doute la possibilité d’apprentissage ou de perfectionnement en langue étrangère. S’immerger dans un pays différent forcera le voyageur, étudiant ou nouveau bachelier, à emprunter cette langue au quotidien. Autrement, c’est un meilleur moyen de progresser, mais surtout de la maitriser.

Certains pourraient cependant considérer cette année comme un synonyme d’évolution et de maturité. Riche en enseignements, l’expérience qui attend l’étudiant à l’étranger le sortira certainement de sa zone de confort et lui permettra de mieux se reconnaitre. Il faudra qu’il s’organise. Ce voyage sera utile pour confirmer sa carrière ou encore le changer. Concernant son retour en France, l’étudiant aura une ligne de choix à rajouter sur son CV. Il pourra alors bénéficier d’un grand avantage à son arrivée dans la vie active.

Une année de césure à l’étranger : organisation

Passer une année de césure à l’étranger est une expérience qui ne s’improvise pas. Pour qu’elle soit vraiment enrichissante, il est nécessaire de la préparer. Une organisation et une réflexion sont alors de rigueur. Avant tout, il est important de définir son projet. Ensuite, il faudra penser à la structure ou à l’enseigne qui accueillera l’étudiant. Bref, il vaut mieux déterminer ces points saillants qui feront l’objet du voyage. Ils conditionneront le départ et éviteront un départ sur un coup de tête.

Par ailleurs, il faut noter qu’avoir un emploi ou un stage à l’étranger n’est pas une mince affaire. Cette étape difficile demande d’engager des recherches en amont, depuis la France. Le mieux serait de trouver la société ou l’organisme qui accueillera avant de se lancer. Réaliser ces démarches permettra en outre à la demande d’aboutir plus facilement. Sinon, elles éviteront de stresser l’étudiant une fois arrivé à sa destination.

Enfin, il lui est conseillé de prendre en compte la vie sur place et l’aspect financier. Pour ne pas se retrouver démuni à l’étranger, il va falloir considérer plusieurs critères : billets d’avion, source de revenu, nourriture, logement… Dans de rares cas, c’est l’employeur qui prend en charge les frais de voyage. La seule chose dont on est sûr et certain cependant, c’est qu’il n’y aura pas de frais de scolarité à verser durant le semestre ou l’année de césure.

Une année de césure à l’étranger : que faire ?

La césure à l’étranger peut prendre différentes formes. En effet, un étudiant peut très bien se lancer dans un service civique, un volontariat solidaire international, un engagement bénévole, un projet sous statut étudiant-entrepreneur, un stage facultatif, un emploi ou une formation dans un autre domaine. Une fois la demande acceptée, il signera un accord mentionnant les modalités de sa réintégration au sein du parcours dans le semestre ou l’année suivant sa césure. Il approuvera également une clause présentant la forme et les solutions du dispositif d’accompagnement pédagogique pour cette période.