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Quelques pistes pour financer ses études

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Difficile de se consacrer sereinement à ses études quant leur financement n’est pas assuré ou instable. Oui, frais d’inscription, logement, transports… ce sont autant de dépenses nécessitant l’établissement d’un budget bien précis, c’est-à-dire la recherche d’un financement adéquat. Pour les étudiants qui n’ont pas encore la moindre idée de comment ils vont financer leurs études, voici quelques pistes.

Bourse octroyée sur la base des critères sociaux

Cette bourse s’adresse aux étudiants qui ont une situation financière assez complexe et surtout à ceux qui étudient loin de leur famille. Les principaux critères établis par les évaluateurs dans le cadre de cette bourse sont donc basés sur des facteurs géographiques et financiers. Cela dit, l’évaluation repose sur une mesure d’échelon : le zéro correspond à la possibilité pour l’étudiant de ne payer aucun droit d’inscription ni de cotisation à la Sécurité sociale et pour ce qui est des échelons « 0 bis » à 7, ils donnent droit à la perception d’une bourse d’étude d’un montant annuel moyenne minimal de 1 009 euros  et maximal de 5 551 euros. Pour prétendre à cet appui financier de l’État, il faut remplir le DSE ou dossier social étudiant entre le 15 janvier et le 31 mai de chaque année. En cas de changement de situation personnelle après ce délai, il est toujours possible de faire une demande de bourse dérogatoire sur le site web de Cnous.

Bourse au mérite

Elle ne concerne que les meilleurs bacheliers qui ont obtenu une mention très bien au Bacc. Généralement, son montant s’élève à 900 euro par an sur un délai de 3 ans maximum. Pour pouvoir bénéficier de cette bourse, en plus de la mention très bien obtenue à la dernière session du baccalauréat, il faut au préalable intégrer un établissement d’enseignement supérieur avant la prochaine rentrée et déposer un DES au service compétent. Mais il y a aussi les allocations destinées à soutenir financièrement les élèves les plus méritants désireux de participer aux concours de la fonction publique. Elles sont attribuées par les préfectures sur la base des critères de ressources et des résultats scolaires du candidat. Elles durent une année et atteint environ 2 000 euros. À noter que les académies ne disposent que d’un nombre limité de bourse au mérite à accorder aux candidats.

Financement des études à l’étranger

L’aide à la mobilité internationale permet aux étudiants d’obtenir une bourse s’ils envisagent de partir à l’étranger et y poursuivre leurs études dans le cadre d’un processus d’échange académique ou un stage professionnel. Elle fait l’objet d’un versement mensuel de 400 euros pendant le séjour, sachant que le projet ne doit pas durer plus de 9 mois. Autre option : la bourse Erasmus qui permet à tous les étudiants des quatre coins de la planète d’étudier et/ou d’effectuer un stage en Europe. Grâce à cet appui de l’Union européenne, ils pourront bénéficier d’une bourse de 200 à 300 euros mensuels pour des études, et 350 à 450 euros pour les stages. Cette allocation est cumulable avec d’autres aides sur critères sociaux tels que celles proposées par le Conseil régional ou le Conseil général.

Appui des fondations des Grandes écoles et le sponsoring

Les Grandes écoles, telles que la HEC ou l’École Polytechnique de France accordent également des aides financières aux étudiants qui poursuivent leurs études au sein de leur établissement. Cela est possible grâce aux ressources de leur fondation ainsi que l’appui des associations d’anciens élèves diplômés au sein de leur institution. Ce type de bourse donne droit à une exonération totale ou partielle des frais de scolarité et des frais de participation au concours. Mais il ne faut pas oublier non plus que pour des raisons purement sociétales ou stratégiques, certaines entreprises créent des partenariats avec les enseignes universitaires dispensant des formations en relation avec leurs activités. Ainsi, en plus de financer les frais de scolarité, l’entreprise accorde aux étudiants une bourse pouvant s’élever jusqu’à 1 400 euros. Mais en contrepartie, une fois diplômé, l’étudiant devra faire carrière auprès de l’entreprise qui l’a parrainé.

Quid des prêts étudiants garantis par l’État ?

Les étudiants peuvent se tourner vers les banques pour financer leurs études. Mais pour que la banque puisse avoir une totale maîtrise des risques, l’État peut se porter garant d’un tel crédit. Le montant maximal de cette catégorie de prêt est généralement de 15 000 euros, et elle s’adresse à tous les étudiants âgés de moins de 28 ans, quelle que soit la filière qu’ils ont choisie. Bien évidemment, ce crédit pour étudiant ne comporte aucune condition de ressources et se contracte sans caution parentale ni garantie d’un tiers. Le remboursement peut se faire en différé, selon un standard de franchise partielle ou totale. Quant au taux d’intérêt, il peut varier d’un établissement bancaire à l’autre. En tout cas pour en bénéficier, il suffit de s’adresser à une banque adhérant au programme, notamment les Banques populaires, le CIC et la Société générale.

Les bourses spéciales étudiants-chercheurs

En tant que personnes morales de droit public, les collectivités territoriales apportent également leur soutient aux étudiants-chercheurs. C’est par exemple le cas de la région Nord-Pas-de-Calais qui, par l’intermédiaire de la Bourse Mariette, appuie les étudiants-chercheurs travaillant sur des projets liés au domaine de l’archéologie, c’est-à-dire des fouilles effectuées sur des sites étrangers. Autre cas de figure : les bourses attribuées aux doctorants de la région Poitou-Charentes ainsi qu’aux étudiants déjà titulaires d’un Master de recherche dans les Universités de ce territoire. Ainsi, pour obtenir cette bourse, la thèse de l’étudiant doit porter sur une thématique considérée comme prioritaire sur plan économique, culturel, social, écologique ou technologique. Enfin, des fondations privées aident aussi les doctorants travaillant sur des thèmes très précis comme les relations internationales ou l’histoire (Bourse Napoléon).

Travailler durant ses études : un bon moyen de subvenir à ses besoins

Occuper un emploi à temps partiel est l’un des meilleurs moyens de financer ses études. En effet, cela permet à la fois d’être rémunéré et d’acquérir du savoir pendant sa phase de formation. Les expériences acquises pendant cette période seront considérables et enrichissantes. Certes, parfois il est très difficile de concilier les deux, mais en tant qu’étudiant, le plus important c’est de savoir s’organiser. Par exemple, il peut opter pour un contrat de 5 à 20 heures par semaine pour commencer et ainsi adapter ses horaires en fonction de son emploi du temps. Les travails à domicile sur Internet permettent également d’avoir une grande marge de manœuvre, ils sont très lucratifs.