Lycée

Repartir du bon pied après un redoublement

Au sein du système éducatif français, le redoublement est parfois appliqué à certains élèves. Cette pratique consiste à effectuer une seconde année de travail dans le même niveau de classe. En d’autres termes, le passage d’un étudiant pour la prochaine étape est refusé. Cette situation se voit de moins en moins. Un apprenant sur quatre y fait face. Quelles sont alors les causes de ce phénomène ? Comment repartir sur de meilleures bases quand on est obligé de faire deux fois la même classe ?

Pourquoi redouble-t-on ?

Selon le ministre de l’Éducation nationale français, le redoublement est une solution à l’échec scolaire. C’est pour cela que le décret de février 2018 autorise cette méthode pour un élève rencontrant des difficultés importantes d’apprentissage, même après un dispositif d’aide personnalisée. Pour rappel, jusqu’à cette date, cette pratique n’était possible que dans deux situations exceptionnelles : la rupture d’apprentissage et le refus d’orientation en fin de la classe de seconde ou de troisième. En général, l’initiative est prise par le chef d’établissement. Toutefois, la famille de l’étudiant peut faire appel à la décision.

Quels sentiments peuvent émerger si on est obligé de redoubler au collège ou lorsque l’on a échoué au baccalauréat et qu’on doit refaire sa classe de terminale ?

Le redoublement, parfois douloureux sur le plan psychologique

Il faut l’avouer, le redoublement peut engendrer des conséquences psychologiques néfastes pour le jeune. Ce dernier peut, par la suite, avoir du mal à s’intégrer à l’intérieur du collège ou du lycée. Parfois, il sera plus âgé que ses nouveaux camarades. En outre, il se lasse de revoir le même programme que l’année précédente. Il peut perdre confiance en lui, car il commence à se donner lui-même une mauvaise image. Honte, peur, tristesse, tout s’embrouille dans son esprit. Il acquiert un sentiment d’incompétence, et se sent inutile. L’étudiant subit un traumatisme psychologique. Il ne faut pas non plus oublier que son professeur et les autres élèves peuvent avoir une vision négative de lui. Ce dernier peut même être étiqueté « le redoublant », ou le « mauvais élève » jusqu’à la fin de l’année scolaire. Comment traverser cette épreuve ?

Dédramatiser la situation

L’échec fait partie de la vie. Ce n’est nullement pas une catastrophe. L’élève doit comprendre que tout le monde, même ceux qui se sont investis à fond, peut rater une première fois. Et il existe toujours une deuxième chance, une autre année pour bien faire les choses, et mieux réussir. Cela ouvrira peut-être une autre porte pour une nouvelle expérience plus enrichissante. Il passera certainement des moments marquants avec de nouveaux amis. Presque tous les collégiens ou lycéens qui refont leur classe finissent l’année scolaire en beauté, et en ressortent plus forts.

Il faut éviter à tout prix de s’enfermer, et de rester chez soi. Au contraire, il faut privilégier les petites sorties. Si cela est possible, il est suggéré à l’étudiant de faire un petit voyage. Ce moment est parfait pour prendre du recul, accepter la situation et faire le deuil de l’échec. En parler aux bonnes personnes peut également apaiser le jeune. Cela lui permettra de regagner confiance en lui. Pleurer ou écrire pour exprimer sa déception n’est pas aussi déconseillé. Néanmoins, il ne faut pas trop longtemps complaindre sur son chagrin et s’apitoyer sur son sort. On a tous de nombreuses choses pour lesquelles il faut être reconnaissant. On jouit par exemple d’une bonne santé. On a également une famille qui nous soutient. Quoi qu’il en soit, avec le temps, certains élèves ont pu constater que redoubler n’était pas aussi fatal qu’ils le pensaient.

Faire un bilan personnel

Avant de démarrer la prochaine année scolaire, un petit bilan personnel s’impose à l’étudiant. Il s’agit de se poser certaines questions, et de faire une liste des points forts et faibles. En effectuant cela, l’élève doit être aussi objectif que possible. Il doit décrire ses manques et ses erreurs avec une grande exactitude. Pour y parvenir, demander l’avis des professeurs et des parents s’avère utile. L’apprenant a-t-il délaissé ses études au profit des loisirs ? Est-il souvent fatigué ou stressé ? Ressent-il toujours la peur de l’échec ? Présente-t-il des difficultés à se concentrer ? A-t-il mal géré son temps ? A-t-il affiché un désintérêt sur une matière en tout particulier ? Sur quel domaine éprouve-t-il le plus de difficultés d’assimilation ? Une fois que les réponses à ces interrogations sont obtenues, il faut absolument assumer et remédier aux lacunes. Cela est nécessaire pour progresser dans la bonne direction.

Se fixer des objectifs

Afin de reprendre goût à s’investir dans les études, le lycéen doit se fixer des objectifs raisonnables. Tout au long du chemin qu’il doit parcourir, cette initiative aiguisera sa motivation. Il ne sera pas comme un bateau perdu au milieu de l’océan. Il sera plutôt celui qui sait exactement ce qu’il veut, et comment y parvenir. Bien réécouter ce qui a été enseigné et approfondir ce que l’on sait déjà sont de petits objectifs parfaitement atteignables. Parvenir en tête de sa classe est un autre objectif réaliste.

Comment améliorer les résultats scolaires ?

Pour améliorer ses notes, l’étudiant ne doit manquer aucun cours, et cela, même s’il connaît déjà certains programmes. De nouveaux éléments pourraient être ajoutés à une leçon qu’il a apprise auparavant. Quand il doit s’absenter à cause d’une maladie, il doit recopier la totalité du cours qu’il a raté durant son absence. Il faut à tout prix établir de bonnes habitudes d’études, et s’en tenir. Les révisions après les cours en sont une. L’assimilation se fait beaucoup plus rapidement quand les explications de l’enseignant sont encore fraiches. Un endroit calme et approprié à l’apprentissage donne envie de réviser. Lorsqu’il repère un concept qu’il n’a pas compris, le lycéen doit en faire part à son professeur. Ce dernier ne rechignera pas à donner quelques explications supplémentaires.

La méthode d’apprentissage dépendra de l’élève. Certains apprennent mieux avec le corps en mouvement. D’autres assimilent vite en intégrant les sons et les images dans la révision. Enfin, le jeune peut songer à suivre des cours particuliers. Un accompagnement personnalisé ne lui sera que bénéfique.